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Soeurs Oblates de St François de Sales

Louis Brisson est né à Plancy (Aube) en 1817 


Ordonné prêtre en 1840, il devient Professeur au Grand Séminaire, il est aussi chargé de la catéchèse et de quelques cours au Pensionnat de la Visitation à Troyes. Nommé aumônier de la Visitation, il est fortement relancé par la supérieure, Mère Marie de Sales Chappuis (1793-1875) pour fonder une congrégation de religieux pour diffuser l’esprit de St François de Sales. C’est un scientifique et un inventeur : horloges, pétrins mécaniques, séchoir à linge …. Mais aussi un réaliste :

Les oeuvres ouvrières : Le père Brisson est interpellé par la déchristianisation et le matérialisme de l’industrialisation urbaine. Les ouvriers se détachent de l’Église. La main d’oeuvre féminine des usines est touchée par l’immoralité qu’engendre la misère d’une jeunesse déracinée. En 1858, encouragé par la Mère Marie de Sales Chappuis, le père Brisson fonde pour les jeunes ouvrières l’œuvre Saint-Jean. D’abord simple patronnage pour les occuper le dimanche après-midi, ce sera vite un foyer de refuge pour ces jeunes, puis un atelier « à domicile ». Presque toutes les paroisses de la ville demandent ces oeuvres ouvrières. À son apogée, l’Oeuvre de Saint-François-de-Sales compte six maisons et héberge jusqu’à cinq ou six cents jeunes ouvrières. Le Père Brisson se lance alors dans l’aventure de fonder une congrégation religieuse pour assurer la continuité de son Œuvre et la pérennité de son charisme : action, contemplation, évangélisation . Il fait appel à une de ses anciennes élèves : Léonie Aviat qui vient d’avoir 21 ans.
 

Léonie Aviat née à Sézanne (Marne) en 1944


Béatifiée par Jean-Paul II en 1992, canonisée en 2001.
A 18 ans, Léonie cherche sa voix. Elle songe au Monastère de la Visitation de Troyes où elle a passé de si belles et enrichissantes années au Pensionnat, sous la direction de la Mère Marie de Sales. Conquise par l’esprit de St François de Sales : "Tout par amour, rien par force", elle est vraiment attirée par la Visitation. Pourtant, autant le Père Brisson que la Mère Marie de Sales la font attendre jusqu’à la majorité, 21 ans, à
l’époque.
Léonie se jette dans l’inconnu . Elle apprend le travail d’usine, comme les petites ouvrières… La voici, avec une compagne, ouvrière parmi les ouvrières, comme une grande sœur !
Léonie reçoit l’Habit de la nouvelle congrégation en octobre 1868, des mains de Mgr Mermillod qui lui donne le nom de Sœur Françoise de Sales - tout un programme !
Le 11 octobre 1871, avec sa compagne, elle prononce ses vœux de religion.
 

Les trois clés de la spiritualité salésienne :

  • Vivre le moment présent en union avec Dieu,
  • Vivre le don de soi dans la joie et l’amour,
  • Travailler au bonheur des autres
     

 

L’enseignement :
L’abbé Brisson entend aussi rechristianiser la population par l’éducation, en multipliant les établissements d’enseignement. C’est alors qu’il fonde enfin la congrégation des Oblats de St François de Sales.
En 1867, il érige à Troyes, la première école pour les petites filles pauvres. Après les œuvres ouvrières, sous la pressante demande d’évêques et de prêtres, commence l’ouverture d’écoles élémentaires puis secondaires.

Au début du XXème siècle survient la persécution contre les congrégations et la spoliation de leurs maisons. Les Oblates de St François de Sales essaiment à l’étranger : Autriche, Suisse, Angleterre, Allemagne. La Maison-Mère est transférée à Pérouse, en Italie,
pendant que quelques Sœurs quittant le costume religieux, aidées de bienfaiteurs, essayaient de sauver l’une ou l’autre maison en France.
C’est ainsi que fut sauvée, à Voiron, l’œuvre des Jeunes Ouvrières la Maison Rose – appelée aussi l’Ouvroir. Par la suite, les lois sociales et les conditions de travail ayant heureusement évolué, l’Ouvroir ne répondait plus à une nécessité. Le Foyer de jeunes filles et une Garderie vont le remplacer pour un temps. Mais les exigences de sécurité et d’encadrement vont bientôt rendre difficile et même impossible leur existence. Maison Rose a bien répondu à sa vocation au moment voulu. Il lui a fallu aussi savoir mourir et passer la main…

Aujourd’hui,

les Oblates de Saint François de Sales se référent à cette consigne très salésienne Que sainte léonie a laissée : "Travaillons à faire le bonheur des autres" Ses filles continuent son œuvre d’évangélisation dans les écoles, collèges et lycées, œuvres sociales et missionnaires dans divers pays d’Europe, aux Etats-Unis, à l’Equateur, en Colombie et en Afrique du Sud.

La Communauté à Voiron :
8 Religieuses à l’Ecole Sainte Marie


 

  • Pour encadrer, enseigner, catéchiser, éduquer, nourrir 420 enfants de maternelle et primaire.
  • Ajoutons aussi la visite aux personnes âgées, l’aide aux migrants,
  • Les soeurs travaillent en étroite collaboration avec la paroisse pour la catéchèse et la préparation des baptêmes pour enfants.

 

Contacts et liens :
Ecole Sainte Marie—3 rue Danton—38500 VOIRON

Tel : 04 76 05 12 56
Fax : 04 76 05 08 28
E-mail : oblates[nospam]stemarie-voiron.fr
Site : http://www.stemarie-voiron.fr/