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Histoire

La Paroisse Notre-Dame de Vouise

 voiron saint pierre

Les premières traces de christianisme remontent au VIIIème siècle.
Au fil du temps, l’organisation en paroisses se fit, au gré des circonstances, des initiatives de tel ou tel seigneur, évêque ou abbé. On trouve des curés à Coublevie (avant 1100), Saint-Etienne de Crossey et Tolvon (avant 1110), Paladru et Montferrat (avant 1200), Saint-Cassien (avant 1523)…
A la veille de la Révolution, certaines chapelles ou paroisses de notre actuelle paroisse étaient sous la juridiction de puissantes communautés religieuses : c’est ainsi que le Prieuré Saint-Martin de La Buisse possédait le droit de présentation (*) et de patronage des cures de Saint-Pierre de Coublevie, Saint-Aupre, Saint-Nicolas de Macherin, Notre-Dame de Tolvon, Saint-Pierre de Voiron (XIIème siècle-XVIème siècle) et Saint-Julien de Ratz (XIIème siècle-1801) ; la Grande Chartreuse présentait le curé de Saint-Etienne de Crossey ; l’Abbaye Saint-Theudère de Saint-Chef, quant à elle, avait possédé le droit de présentation et de patronage de la cure de Saint-Pierre de Charavines au moins aux XII-XIIIèmes siècles…
Le Concordat de 1801 mit fin au schisme de l’« Eglise constitutionnelle » et réorganisa l’Eglise catholique en France sur la base d’un accord entre les autorités civiles et le Pape. Le 21/10/1803, le nouvel évêque de Grenoble procéda à une circonscription des paroisses pour toute l’Isère ; pour des raisons d’économie, le gouvernement avait demandé un petit nombre de paroisses ayant curé, quitte à ériger beaucoup plus de « succursales » dirigées par un prêtre « desservant » non rétribué par l’Etat. Aussi la région eut-elle les paroisses de Voiron, Saint-Geoire en Valdaine et Moirans, avec des succursales en dépendance (cf. tableau). Les curés étaient aussi « archiprêtres » de l’ensemble pastoral nouveau.
L’archiprêtré de Voiron (Voiron, Coublevie, Saint-Aupre, Saint-Aupre le Haut, Saint-Etienne de Crossey, Tolvon, Saint-Nicolas de Macherin & Chirens) est la base territoriale de la paroisse actuelle : il vécut jusqu’en 1970, date où ils fut supprimé et remplacé par un « secteur ». Amputé des clochers de La Buisse et Pommiers-la-Placette (vers 1830), il s’accrut successivement des clochers de La Buisse (1970-1972), La Murette, Saint-Cassien, Bilieu, Charavines & Le Pin (1970), St-Michel & St-Pierre de Paladru (1973), Saint-Julien de Ratz (1977), Montferrat (1979), Charnècles, Réaumont & Saint-Blaise du Buis (1990). En 1992 les trois paroisses de Voiron fusionnèrent en un ensemble pastoral commun, dernier ajustement avant la création de la Paroisse nouvelle de Notre-Dame de Vouise par décret du 18/10/1999, l’inauguration datant du 2/12/2000.

 * le "droit de présentation" était le droit, pour une institution (abbaye, Seigneurie ....) de présenter un candidat à la nomination de l'évêque : en pratique, donc, un droit de nomination. Depuis le concordat de 1801, l'évêque a le monopole de la nomination des vicaires & curés dans son diocèse: c'est plus simple.
 

Pour en savoir plus :

 

  • La reconstruction concordataire dans le diocèse de Grenoble après la Révolution (1802-1809), J. Godel, Grenoble, 1968.
  • Histoire de Voiron et du pays voironnais, G. Fauchon – H. Coutis – P. Commeaux, Voiron, 1996².
  • Essai de statistique du clergé des paroisses comprises dans le diocèse actuel de Grenoble du XVIIème au XXème siècle, Grenoble 1933-1936.