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Son histoire

 

La commune de Saint Aupre présente la particularité d’avoir deux églises.

Une à Saint Aupre le Bas, centre administratif de la commune ; celle-ci a été reconstruite en 1861. Dans les années 1975, la solidité de l’édifice posant de graves problèmes, la municipalité entreprit d’importants travaux comportant notamment la mise en place d’une dalle en béton armé à mi-hauteur. Le résultat est la modification du volume initial, mais présente deux avantages majeurs, à savoir :facilité de chauffage et un côté plus intime lors d’assemblées plus restreintes. A noter qu’une pierre funéraire de l’époque gallo-romaine, déjà réutilisée dans l’ancienne église fut incorporée dans le mur à gauche de la porte principale .

Une deuxième église fut construite à Saint Aupre le Haut en 1862, aux frais des habitants du haut de Saint Aupre pour rapprocher les paroissiens de l’église. Celle-ci a été restaurée intérieurement dans les années 1960 et la toiture refaite en 1990.

 

Chirens, histoire d’une église de cent ans ou chronique d’un siècle de la vie d’un village.

 

 Voilà cent ans déjà que l’église occupe le centre de Chirens,. Malgré le fait que cette dame âgée ne soit pas considérée comme un monument historique à l’égal de sa grande sœur « Le Prieuré », elle a cependant son histoire et les sentiments que les chirennois lui ont témoignés depuis sa construction,en 1890, révèlent, sans aucun doute, une passionnante histoire d’amour.
Entrons dans l’église:
Nous sommes accueillis par les deux chérubins des bénitiers et agréablement surpris par le volume de l’église ainsi que par les personnages chatoyants de ses vitraux. A l’arrière de l’autel, un grand crucifix sculpté par les sœurs de Béthléem des Voirons en Haute-Savoie (Crucifix offert par Mr Salvi Serge habitant de Chirens et décédé a ce jour). Sur la gauche du transfert, les vitraux du Rosaire, un tableau du triomphe de Marie, dans le chœur, un vitrail encore sur le même sujet : nous sommes bien dans l’église Notre-Dame de l’Assomption.


Pour visiter, nous vous invitons à tourner sur la gauche à partir du portail. Nous y trouvons d’abord le vitrail représentant Saint Jean-Marie Vianney curé d’Ars, déclaré en 1929 par le Pape Pie XI  « patron de tous les prêtres de l’univers ».
 

En 496, Saint Rémi archevêque de Reims baptise Clovis.L’Esprit-Saint est présent, signifié par une colombe, ainsi que Clotilde discrète.
Saint Antoine visite Saint Paul, ermite. Après l’époque des persécutions, des hommes de grandes familles fuient dans la solitude des déserts d’Egypte, cherchant Dieu seul. Un corbeau leur apporte du pain. Saint Antoine est vénéré, non loin de là, à Saint-Antoine l’Abbaye.
Saint Vincent de Paul fonde les œuvres de charité; contemplons ensemble le mystère de ces deux vitraux : il y a Dieu à chercher, à adorer, et à sa recherche, on peut consacrer sa vie et il y a le prochain à secourir, à aimer particulièrement en ses pauvres. Le disciple du Christ voit en eux son Seigneur.
La vénérable Jeanne-d’Arc (elle n’avait pas encore été canonisée). Jeanne aimait beaucoup son étendard brodé de lys et portant les noms de « J hésus Marie ». Essayons nous aussi de redire le nom de Jésus, Il nous sauve.
Les statues :
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (la petite Thérèse de Lisieux) a été déclarée par le Pape Pie XI le 14 décembre 1927, patronne principale des missions à l’égal de St. François-Xavier. Elle disait « ah, je comprends maintenant que la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leurs faiblesses, j’ai compris que la charité ne doit pas rester enfermée dans le fond du cœur ».
Notre-Dame de la Salette : dans cette église, Notre-Dame a plusieurs grands noms, Notre-Dame de la médaille miraculeuse.
L’Apôtre Saint Jean (l’évangéliste) a un regard pénétrant sur le mystère de Dieu et il est signifié par un aigle.
D’une autre facture, avec d’autres couleurs, le vitrail offert par la confrérie du Rosaire :

  • en bas, à gauche, la visite de l’ange à Marie, lui annonçant qu’elle serait la mère du Sauveur :
  • en haut à gauche, Saint Dominique reçoit le rosaire de la main de Jésus tenu par Marie.

A droite les apparitions de Notre-Dame à Bernadette Soubirous à Lourdes en 1858.
Carrément à droite de l’autel, dans le transept, regardons les vitraux, en commençant à gauche ;

  • En haut : l’adoration des bergers

  • En bas : l’adoration des mages
  • A droite, en bas : la Sainte Famille, Joseph et Jésus dans leur atelier, Marie filant la quenouille.
  • En haut, la hache et la scie sont rangées, Joseph meurt dans les bras de Jésus. Dieu le Père se penche sur eux. Saint Joseph est invoqué comme le « patron de la bonne mort ».

Nous sommes maintenant dans le chœur. Trois vitraux évoquent les « Saints Patrons de notre église » :

  • l’Assomption de la Sainte Vierge exprime ce que l’Amour de Dieu nous prépare.
  • Le Sacré-Cœur de Jésus. Le Seigneur apparaît en 1675 à Marguerite-Marie de la Visitation de Paray-le-Monial et lui montre son cœur « ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’en reçoit qu’ingratitude.
  • Saint Jean l’apôtre , auteur du 4ème évangile

Quant à l’autel, sa table repose sur l’ancienne chaire de l’église, décorée par la sculpture des 4 évangélistes :

  • Saint Matthieu accompagné par un ange
  • Saint Marc par un lion.
  • Saint Luc par un bœuf.
  • Saint Jean par un aigle.

La nef latérale, antérieurement dédiée à Saint Joseph est actuellement la nef du Saint Sacrement. Sur la porte du tabernacle, Jésus semble nous dire « Je suis le bon berger, je connais mes brebis et mes brebis me connaisssent ».
 


Prenons la sortie par le côté, nous passons devant 3 statues ;

  • Saint Joseph avec l’Enfant-Jésus.
  • Saint François d’Assise (dont nous fêtons en 2009 le 8ème centenaire de l’ordre franciscain).
  • L’Archange Saint Michel terrassant le dragon.

Les vitraux :

  • Saint Louis : roi de France. Il se présentait lui-même comme Louis de Poissy, du nom de l’église qui l’avait fait enfant de Dieu.
  • Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal fondent la Visitation à Annecy. A Voiron nous connaissons bien celui de la Visitation situé au May.
  • Saint François-Xavier, un des premiers jésuites, missionnaire aux Indes,au Sri-Lanka (ex. Ceylan), au Japon.
  • Le miracle de l’Eucharistie avec Saint-Antoine de Padoue. Antoine présente l’Eucharistie à un âne plus docile au mystère que ses opposants récalcitrants.
  • Saint Roch, mort en 1379 est invoqué contre la peste. Menacée par une épidémie, la paroisse de Chirens a fait vœu en 1745 de célébrer chaque année la fête de Saint Roch.


Beaucoup de familles qui ont bâti et aménagé notre église et fait vivre notre communauté, se sont éteintes ou ont quitté le pays ; d’autres, plus nombreuses, sont venues. En prenant conscience de ce bel héritage, elles doivent aujourd’hui, à leur tour faire de Chirens un village où il fait bon vivre.